Réaffirmer notre engagement dans la coopération internationale et redynamiser les politiques régionales

Vendredi 14 octobre 2011, nous avons organisé la journée de la coopération internationale avec l’ensemble des acteurs, associations, élus de la région impliqués dans la coopération décentralisée et la solidarité internationale.

Le Conseil Régional Nord-Pas-de-Calais a été crée en 1986. Dès 1988, il s’est engagé au côté du conseil régional de Saint-Louis pour « favoriser la coopération dans les domaines relevants de sa compétence ». En 1986, nous sommes en France dans une étape nouvelle de la décentralisation et nous voulons comme d’autres conseils régionaux en France ancrés au coeur de notre projet régional – l’ouverture au monde et la solidarité internationale. En 1991, la région est au côté de la Pologne après la chute du mur de Berlin, Michel Delebarre y porte la volonté d’une région qui oeuvre pour la construction de l’Europe. En 1992, la démocratie malienne nait et le conseil régional décide d’accompagner la naissance de la démocratie malienne.

C’est Marie-Christine Blandin, présidente du Conseil Régional, qui porte cette ambition au Mali et lui donne un sens « faire reculer la pauvreté au profit d’une richesse sobre partagée et garantie, au moyen d’un développement durable et solidaire. Etre au coeur de la responsabilité politique et citoyenne, prendre conscience de cet enjeu, répondre aux attentes des populations, au plan local et simultanément, tenter d’intervenir dans le jeu international pour coopérer autrement».

A chacune des étapes de l’histoire de l’institution régionale, Ces engagements forts, politiques … ont amené la région à devenir une région soeur pour la région de Matam au Sénégal, de Rhénanie du Nord-Wespalie en Allemagne, de Doukkala Abda au Maroc, d’Analanjirofo à Madagascar, du Minas Gerai au Brésil … Amener la région à soutenir les projets de solidarité internationale portée par les associations et les villes de notre région.

Aujourd’hui, le président Daniel Percheron, poursuit ce formidable engagement et ensemble, nous avons souhaité le mettre en débat.

1/ Notre volonté de conforter et réaffirmer collectivement nos valeurs, nos convictions

  • l’impérieux devoir de solidarité : les pays, villes, régions du Nord doivent apporter leur contribution au développement durable des territoires qui au Sud souffre des conséquences des déséquilibres mondiaux dont nous sommes le plus souvent responsable : crise économique, énergétique, alimentaire, déréglement climatique, … Et malgré le contexte de montée de l’extreme droite populiste, les habitants restent attachés à la coopération internationale et l’aide au développement. Plus de 70% d’entre eux, des français, croient en son efficacité.
  • Notre seconde conviction est que l’engagement international est un facteur de développement durable territorial et d’attractivité des territoires ici dans la région Nord-Pas-de-Calais. D’abord parce qu’elle nous oblige à moderniser notre modèle de développement au regard des enjeux mondiaux. Mais aussi, parce qu’elle nous met en relation avec des pays émergents dont le dynamisme peut être réellement porteur d’avenir pour notre région.
  • Ensuite, l’engagement international est un facteur de développement durable ensuite parce qu’elle mobilise des milliers de volontaire ici même dans notre région. Leur impressionnant volontarisme donne une image extrêmement positive de notre région – il organise partout dans le nord-pas -de-calais des actions culturelles, d’éducation populaire … qui permettent une prise de conscience forte de l’état du monde, de l’avenir de la planète et du rôle qu’il peuvent y jouer.
  • Enfin, l’engagement international est un facteur de développement personnel et d’émancipation pour la jeunesse de notre région.

2/ Mais surtout par cette mise en débat nous voulons réaffirmer et conforter la volonté politique du Conseil Régional :

Notre première volonté est de travailler sur la mobilité des jeunes :

Nous avons débattu de l’enjeu essentielle de la mobilité des jeunes à l’international. Aujourd’hui, dans ce village mondialisé dans lequel nous vivons, l’émancipation, l’avenir de la jeunesse passe par cette ouverture au monde. C’est pourquoi je veux que tous les jeunes de notre région qui le souhaitent puisse accèder à cette mobilité. Le conseil régional mettra en place un entrée unique des aides régionales à la mobilité international. Le CR aide 4000 jeunes à partir à l’étranger chaque année, pour leur formation, leur études, ou pour un projet de solidarité. Il est parfois difficile de s’y retrouver parmi le foisonnement d’aides. Nous voulons suivre l’exemple de Tourcoing avec Move to Work, move to change qui va devenir un dispositif communautaire. Les territoires, les universités, des villes nous le savons, partage notre volontarisme. Ensemble, grâce à cette journée, et aux travaux qui lui succéderont nous pourrons aller plus loin.

Notre deuxième volonté est de jouer notre rôle d’ensemblier avec les collectivités de la région :

A Saint-Omer et Liévin, nous avons conforté notre conviction que les enjeux de reconversion durable des territoires nécessitaient des modes de faire renouvelées et que l’ouverture à l’international étaient un formidable vecteur pour accélérer le changement. Nous aurons besoin d’autres régions du monde pour mieux penser l’adaptation de notre territoire au mutation économique, au déréglement climatique. Nous avons besoin des pays européens comme l’Allemagne et la Pologne pour construire la conversion de notre industrie et pour penser notre avenir énergétique. Le Mali, le Brésil, le Maroc a besoin de nous et nous avons besoin d’eux pour penser la gestion de son industrie minière et de ses impacts sur l’économie locale. Nous souhaitons choisir avec vous quels sont les enjeux majeurs de la région npdc pour lesquels nous voulons – nous pensons que l’ouverture à l’international serait un atout, un soutien, une richesse – pour nous et nos partenaires. Nous pouvons leur donner plus de forces, de sens et de visibilité quand ensemble, associations, conseil général, villes, nous coopérons avec un même territoire dans le monde, pour l’avenir de notre région. Nous devons, et Mme Dal, présidente de commission y est très attachée, soutenir les villes et les territoires qui veulent agir à l’international. Car il y a des territoires de non projets qui pourtant souhaiteraient s’investir dans la coopération internationale. C’est pourquoi je veux, nous voulons et nous créerons avec vous une plateforme régionale de la coopération internationale.

Notre troisième volonté est de nous tourner vers la méditerranée :

L’IMA arrive sur notre territoire. Une antenne qui aura la couleur de notre région, celle de l’excellence culturelle. Oui, mais aussi celle de la solidarité et de la citoyenneté. L’IMA arrive en même temps que les printemps arabes. A Dunkerque, nous avons eu les témoignages de collectivités et d’associations dont l’engagement en méditerranée est important mais questionné. Nous voulons construire une réflexion, une action vers la méditerranée dont l’arrivée de IMA sera le catalyseur, le fédérateur. Quelle relation voulons nous avoir avec me monde méditerranéen, nous terre d’immigration au coeur de l’europe ? Qu’allons-nous faire face à cet horizon fraternel, porteur d’avenir ?

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