Le rectorat doit entendre la mobilisation contre la casse des lycées

Sauvons l’école de la République, Sauvons le lycée Maxence Van Der Meersch a mis en alerte les élus de toute la Région sur les décisions graves prises unilatéralement par le rectorat pour la rentrée prochaine. De toute la région, des situations alarmantes de suppressions de postes, de classes et de fermeture de lycée sont mises à jour. Pour interpeller le rectorat, lors de la plénière du Conseil Régional des 23 & 24 février, le groupe des élus Europe Ecologie les Verts du Conseil régional déposera une motion d’urgence pour interpeller le rectorat.

Quelques questions sont posées au rectorat par les élus EELV  sur les suppressions de classes et de postes dans les établissements suivants : les Lycées Professionnels de St Amand, Denain, Anzin, Wasquehal (Cousteau), le lycée Châtelet à Douai, le lycée Europe à Dunkerque, l’ESAAT à Roubaix, le lycée Marguerite de Flandre à Gondecourt, le lycée Jesse de Forest à Avesnes sur Helpe,le lycée Queneau à Villeneuve d’ascq, le lycée Fenelon à Cambrai, le lycée Montebello à Lille, le lycée Corot à Douai, le lycée Pasteur à Somain, le lycée Rimbaud à Sin le Noble. Et sur le Lycée Maxence Van Der Meersch à Roubaix menacé de fermeture,

« Le lycée Van der Mersch de Roubaix pourrait être fermé alors que la région vient d’y investir massivement : un internat de 144 places, un équipement sportif comprenant un stade et une piscine…et fermera t’on la section sport étude vélo, installée ici car le lycée est au pied du vélodrome ?  » demande Majdouline Sbaï, vice présidente du Conseil régional en charge de la Citoyenneté, des Relations internationales et de la Coopération décentralisée.

« L’impossible partenariat entre la Région et le rectorat, quel est son impact pour nos lycéens ? A la demande du recteur, ce sont 2 réunions séparées qui vont se tenir pour préparer la rentrée scolaire : une à la Région, une au rectorat. Comment s’étonner de décisions contradictoires, de gaspillages dans de telles conditions ?  » demande Sandrine Rousseau, vice Présidente du Conseil régional en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

« Le décrochage croissant de lycéens n’est il pas le fruit d’une politique délibérée du rectorat, et donc l’Etat ? Les 8000 élèves « décrocheurs » annoncés par le rectorat ne sont ils pas en réalité 16 000 si on intègre les plus de 18 ans, les doublants, et les triplants non repris par les établissements ?  » questionne Sylvain Estager, Conseiller régional

 

TEXTE COMPLET DE LA MOTION D’URGENCE

En cette période de préparation de la rentrée scolaire 2012, la Région découvre avec surprise et colère que le rectorat a décidé de manière unilatérale de suppressions de classes et de postes, allant même jusqu’a menacer de fermeture un lycée.

 
Les cas sont nombreux : le Lycée Maxence Van Der Meersch à Roubaix menacé de fermeture, les Lycées Professionnels de St Amand, Denain, Anzin, Wasquehal (Cousteau), le lycée Châtelet à Douai, le lycée Europe à Dunkerque, l’ESAAT à Roubaix, le lycée Marguerite de Flandre à Gondecourt, le lycée Jesse de Forest à Avesnes sur Helpe,le lycée Queneau à Villeneuve d’ascq, le lycée Fenelon à Cambrai, le lycée Montebello à Lille, le lycée Corot à Douai, le lycée Pasteur à Somain, le lycée Rimbaud à Sin le Noble.

Ces décisions sont unilatérales, sans aucune concertation ou information des collectivités locales compétentes, des associations de parents d’élèves ou des personnels pédagogiques et techniques.

Nous contestons la volonté du rectorat de réduire la réussite éducative à un exercice purement comptable :

 – qui néglige les investissements importants réalisés par les collectivités locales pour consolider des lycées de haute qualité éducative et sociétale.

 – qui ignore que les établissements sont pensés dans des politiques d’aménagement du territoire, de redynamisation urbaine ou de développement local.

 – qui refuse d’entendre les dynamiques pédagogiques et sociales portées par le corps enseignant et les parents d’élèves.

Ayant compétence sur les lycées, l’apprentissage, la formation professionnelle, la Région doit être être écoutée par le rectorat. C’est en effet la Région qui investit, anticipe et contractualise. La co-gestion s’impose, nous le rappelons ici avec force.

Le habitants ne veulent pas non plus de cette politique du rectorat. Il est frappant pour qui se déplace dans la région de voir l’opposition citoyenne : nombre de banderoles, slogans et autres affiches de protestation fleurissent aux frontons des établissements scolaires.

Par cette motion la Région soutient cette opposition citoyenne légitime et rappelle au rectorat que la gestion des lycées doit se faire en collaboration, car nous avons ensemble la responsabilité du bien être et la réussite de nos lycéens.

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