archive

ESCALES AU MONDE

Depuis 2006, le Conseil Régional Nord-Pas-de-Calais s’est engagé dans une coopération avec la Région d’Analanjirofo à Madagascar. Depuis 2009, Madagascar connait une période de grande instabilité politique. Un gouvernement de transition est en place et doit organiser des élections. Ce pays, qui est l’un des plus pauvres du monde, subit les conséquences graves de cette situation. De nombreux bailleurs et partenaires ont fait le choix de réduire ou supprimer leurs interventions d’aide au développement.

La Région Nord-Pas-de-Calais, comme l’ensemble des régions françaises engagées à Madagascar a poursuivi ces projets. Après 2 ans de mandat, j’ai décidé de me rendre sur place pour rencontrer nos partenaires et continuer à préparer l’avenir de  notre coopération.

J’étais en mission avec Françoise Dal (conseillère régionale, Mrc) et j’ai découvert un pays, une région où la richesse humaine et celle de la biodiversité cohabitent avec la plus grande détresse et pauvreté. Avec Analanjirofo, nous menons des projets de lutte contre la malnutrition Nutrimad avec le Gref, des projets de lutte contre le désenclavement par les Ntic grâce à la fondation Telma et Hetsika (son chef de projet Philippe Onof), des projets de développement local et de préservation de la biodiversité avec l’ONG Atongil (Thorel Alexis) et le Madagascar National Park avec son directeur Hadja, des projets de gestion de l’eau avec les micro-barrages des jeunes en insertion de l’ABEJ, des constructions de salles de classes, des jumelages de Lycées de nos régions, …

J’ai découvert une cohésion incroyable entre les ONG françaises, malgaches, les institutions régionales autour d’un objectif commun : faire de la coopération une réussite pour développer la région.

Je mets quelques photos qui montrent les paysages  mais aussi les différentes rencontres avec les élus et acteurs locaux. Nous avons rencontré le 1er ministre, le vice premier ministre chargé de l’aménagement du territoire, le ministre du tourisme … et par le hasard de nos déplacements, la ministre des mines et la ministre de la justice.

Avec le chef de région, Michel Saina, nous prévoyons de multiplier les échanges entre les lycéens de nos régions, de poursuivre notre action pour l’accès à la santé, pour la préservation de la biodiversité au service du développement et de la lutte contre la pauvreté.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Publicités

Ok ! Le Nord-Pas-de-Calais change … se renouvelle, devient attractif … In ! Mais je suis totalement européenne, parce que depuis toujours frontalière et c’est spontanément et avec beaucoup de plaisir que je vois changer d’autres villes du Nord. Les villes belges … Anvers, Gand … Ces grandes villes à  l’image industrieuse « grisouillante » deviennent des villes culturelles bouillonnantes de mode, de design … Et il n’y a pas que Dries Van Noten. Il y a aussi ces centaines de petits lieux créatifs, vintage … un bonheur à découvrir. J’adore le mélange des paysages de ports, de plateforme logistique et de péniche de transports avec les petites rues charmantes à l’architecture flamande restaurée avec charme. Côté pratique – pour y aller – il existe le pass trampoline SNCF / SNCB. Voici quelques photos de ma dernière ballade à Anvers.

Here we are in Safi ! Safi … Mais c’est ou Safi ? Tout le monde connais Marrakech, sa place célèbre, ses souks et ses soupes d’escargots. Tout le monde connait aussi Agadir, ses plages et ses hôtels luxueux. Et bien Safi et sa région Doukkala Abda, ce n’est rien de tout çà. Où plutôt, c’est tout en mieux, en plus authentique, en plus sincère en quelque sorte.

2 millions d’habitants, un joli littoral avec des Lagunes, des aires protégés pour les oiseaux migrateurs, des mines de phosphates, le grand port de Safi, des stations balnéaires de Sidi Bouzid et Al Jadida. La vraie vie des marocains, celle qu’on survole souvent tristement par tour opérateur, c’est çà. La vraie des marocains de Doukkala Abda, c’est essentiellement celle de gens qui vivent de la terre. Des petites parcelles agricoles desquelles naissent les mêts succulents qu’on deguste ici et ailleurs dans le pays. Des pêcheurs qui attrapent le St Pierre, les calamars, la sardine, le homard …. La vie des habitants de Doukkala Abda, c’est aussi la Fantasia. Les spécialistes vous disent « pas la folklorique, pas celle qui fait du bruit et de la poussière dans des décors de carton pâte ». Il parle avec passion de leurs chevaux et de la fantasia qui dit qu’un homme qui maîtrise son cheval, maîtrise son caractère … La fantasia qui mesure la noblesse de l’âme à la précision et la délicatesse de l’union entre les hommes de la troupe et leurs chevaux. La vie des habitants de Doukkala Abda, c’est aussi ces potiers perchés sur leur colline qui réalise des prouesses avec de l’argile. Ce sont les céramistes qui, par leur talentueuse abstraction, m’ont rappelé les expositions du Musée La Piscine à Roubaix. Et un air de Picasso … Il y a beaucoup de poésie dans ces kilomètres de mélanges de terres arides et fertiles aux sous sols riches.

Depuis 2005, la région Nord Pas de Calais a signé un accord en coopération avec la région de Doukkala Abda au Maroc. Le partenariat entre les régions a fait naître de nombreux projets. Des partenariats associatifs, des échanges de jeunes. D’ailleurs une équipe de football de Roubaix était à Safi cette semaine. Des projets d’économie sociale et solidaire comme l’appui au développement d’un gîte rural pour un tourisme durable. La réalisation d’un schéma régional d’aménagement durable indispensable outil de planification pour les élus et l’administration locale. Sans oublier, le soutien à la construction de l’école hôtelière pour la formation des jeunes aux métiers du tourisme. Cette école qui ouvrira ces portes à la rentrée prochaine, permettra de qualifier des jeunes et de faciliter leur insertion professionnelle. Cette école mêlera jeunes marocains et jeunes français originaires du Nord-Pas-de-Calais qui iront faire des sessions d’études au Maroc. Dans les mois qui viennent, nos échanges avec nos collègues élus marocains vont s’intensifier car le printemps arabe a accélère le rythme des réformes au Maroc. La conséquence est que le Conseil Régional de Doukkala Abda, comme les autres conseils régionaux marocains, va voir ces pouvoirs et ces compétences renforcées.

Parler de Doukkala Abda, et du Maroc m’oblige à parler de Mme Filali. J’ai fait sa connaissance sur le projet de l’école Hôtelière. Elle est la fondatrice de la fondation Orient Occident. Il y a quinze ans, cette cadre chez Drouot à Paris, quitte la capitale pour venir en aide aux femmes et filles marocaines contraintes au travail dès leur enfance. Elle dit « j’avais conscience d’avoir eu beaucoup de chance dans ma vie, j’ai voulu partager ». C’est elle qui appuie la construction de l’école hôtelière de Safi. En chef de chantier, elle s’engage avec passion dans ce projet pour la formation des jeunes. Elle sait que les perspectives de formation professionnelle sont aussi une des issues pour empêcher l’exclusion ou la paupérisation, notamment des femmes. Comment trouve-t-elle l’énergie de mener de fronts et de s’impliquer personnellement des dizaines d’initiatives partout au Maroc ? D’animer une équipe de 60 personnes ? Et de me glisser qu’elle aimerait bien nous parler de nouveaux projets au Sénégal et en Afrique, car elle sait que la Région y a des partenariats. En photo, ci-dessous, où elle nous fait découvrir les derniers aménagements prévus dans l’école.

Si je vous parle de tout çà, c’est que je viens de revenir de deux jours de réunions à Doukkala Abda. Nous tenions notre comité mixte annuel avec nos partenaires. 48 heures, c’est court. Le temps de ressentir le paisible mouvement d’une région qui avance et de se réjouir de savoir que le Nord-Pas-de-Calais n’y est pas pour rien.

Je vous laisse découvrir.

 

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Avant d’y aller la semaine dernière pour la première fois *, je croyais que le Brésil était un endroit du monde abritant quelques grandes villes urbanisées et des milliers d’hectares de la plus flamboyante biodiversité. En fait, c’est le cas. Mais les villes brésiliennes Sâo Paulo, Belo Horizonte et Rio de Janeiro et toutes les autres ne sont pas juste des villes urbanisées. Elles sont des Etats, des pays … dont la taille, le nombre d’habitants ou encore le mode d’organisation administrative est celle d’un Etat comme la Suisse, le Danemark, la Hollande ou même l’Egypte. Comment comparer ? 200 millions d’habitants et plus de 20 millions rien qu’à Sâo Paulo …

Des villes ou les buldings tertiaires remplacent depuis longtemps les forêts primaires. C’est un pays ou tout double en 10 ans, le PIB, le pouvoir d’achat, les exportations, les impacts sur l’environnement. On a aussi diminué par 2 en 10 ans la grande pauvreté, multiplié par 2 le nombre de personnes dans les classes moyennes. La présidente est une femme, Dilma Roussef et elle lutte contre la corruption chaque jour. Les écologiste font 20% aux élections présidentielles, menées par une femme née dans les favélas, Marina Silva.

Rio + 20 en 2012, la coupe du monde de football en 2014, les Jeux Olympiques en 2016 … le Brésil a rendez vous avec l’Histoire.

* Je suis allée au Brésil (Sao Paulo, Rio, Belo Horizonte) pour accompagner une mission d’élus et d’acteurs régionaux en particulier dans notre région de coopération au Brésil – Le Minas Gerais.


Vendredi 14 octobre 2011, nous avons organisé la journée de la coopération internationale avec l’ensemble des acteurs, associations, élus de la région impliqués dans la coopération décentralisée et la solidarité internationale.

Le Conseil Régional Nord-Pas-de-Calais a été crée en 1986. Dès 1988, il s’est engagé au côté du conseil régional de Saint-Louis pour « favoriser la coopération dans les domaines relevants de sa compétence ». En 1986, nous sommes en France dans une étape nouvelle de la décentralisation et nous voulons comme d’autres conseils régionaux en France ancrés au coeur de notre projet régional – l’ouverture au monde et la solidarité internationale. En 1991, la région est au côté de la Pologne après la chute du mur de Berlin, Michel Delebarre y porte la volonté d’une région qui oeuvre pour la construction de l’Europe. En 1992, la démocratie malienne nait et le conseil régional décide d’accompagner la naissance de la démocratie malienne.

C’est Marie-Christine Blandin, présidente du Conseil Régional, qui porte cette ambition au Mali et lui donne un sens « faire reculer la pauvreté au profit d’une richesse sobre partagée et garantie, au moyen d’un développement durable et solidaire. Etre au coeur de la responsabilité politique et citoyenne, prendre conscience de cet enjeu, répondre aux attentes des populations, au plan local et simultanément, tenter d’intervenir dans le jeu international pour coopérer autrement».

A chacune des étapes de l’histoire de l’institution régionale, Ces engagements forts, politiques … ont amené la région à devenir une région soeur pour la région de Matam au Sénégal, de Rhénanie du Nord-Wespalie en Allemagne, de Doukkala Abda au Maroc, d’Analanjirofo à Madagascar, du Minas Gerai au Brésil … Amener la région à soutenir les projets de solidarité internationale portée par les associations et les villes de notre région.

Aujourd’hui, le président Daniel Percheron, poursuit ce formidable engagement et ensemble, nous avons souhaité le mettre en débat.

1/ Notre volonté de conforter et réaffirmer collectivement nos valeurs, nos convictions

  • l’impérieux devoir de solidarité : les pays, villes, régions du Nord doivent apporter leur contribution au développement durable des territoires qui au Sud souffre des conséquences des déséquilibres mondiaux dont nous sommes le plus souvent responsable : crise économique, énergétique, alimentaire, déréglement climatique, … Et malgré le contexte de montée de l’extreme droite populiste, les habitants restent attachés à la coopération internationale et l’aide au développement. Plus de 70% d’entre eux, des français, croient en son efficacité.
  • Notre seconde conviction est que l’engagement international est un facteur de développement durable territorial et d’attractivité des territoires ici dans la région Nord-Pas-de-Calais. D’abord parce qu’elle nous oblige à moderniser notre modèle de développement au regard des enjeux mondiaux. Mais aussi, parce qu’elle nous met en relation avec des pays émergents dont le dynamisme peut être réellement porteur d’avenir pour notre région.
  • Ensuite, l’engagement international est un facteur de développement durable ensuite parce qu’elle mobilise des milliers de volontaire ici même dans notre région. Leur impressionnant volontarisme donne une image extrêmement positive de notre région – il organise partout dans le nord-pas -de-calais des actions culturelles, d’éducation populaire … qui permettent une prise de conscience forte de l’état du monde, de l’avenir de la planète et du rôle qu’il peuvent y jouer.
  • Enfin, l’engagement international est un facteur de développement personnel et d’émancipation pour la jeunesse de notre région.

2/ Mais surtout par cette mise en débat nous voulons réaffirmer et conforter la volonté politique du Conseil Régional :

Notre première volonté est de travailler sur la mobilité des jeunes :

Nous avons débattu de l’enjeu essentielle de la mobilité des jeunes à l’international. Aujourd’hui, dans ce village mondialisé dans lequel nous vivons, l’émancipation, l’avenir de la jeunesse passe par cette ouverture au monde. C’est pourquoi je veux que tous les jeunes de notre région qui le souhaitent puisse accèder à cette mobilité. Le conseil régional mettra en place un entrée unique des aides régionales à la mobilité international. Le CR aide 4000 jeunes à partir à l’étranger chaque année, pour leur formation, leur études, ou pour un projet de solidarité. Il est parfois difficile de s’y retrouver parmi le foisonnement d’aides. Nous voulons suivre l’exemple de Tourcoing avec Move to Work, move to change qui va devenir un dispositif communautaire. Les territoires, les universités, des villes nous le savons, partage notre volontarisme. Ensemble, grâce à cette journée, et aux travaux qui lui succéderont nous pourrons aller plus loin.

Notre deuxième volonté est de jouer notre rôle d’ensemblier avec les collectivités de la région :

A Saint-Omer et Liévin, nous avons conforté notre conviction que les enjeux de reconversion durable des territoires nécessitaient des modes de faire renouvelées et que l’ouverture à l’international étaient un formidable vecteur pour accélérer le changement. Nous aurons besoin d’autres régions du monde pour mieux penser l’adaptation de notre territoire au mutation économique, au déréglement climatique. Nous avons besoin des pays européens comme l’Allemagne et la Pologne pour construire la conversion de notre industrie et pour penser notre avenir énergétique. Le Mali, le Brésil, le Maroc a besoin de nous et nous avons besoin d’eux pour penser la gestion de son industrie minière et de ses impacts sur l’économie locale. Nous souhaitons choisir avec vous quels sont les enjeux majeurs de la région npdc pour lesquels nous voulons – nous pensons que l’ouverture à l’international serait un atout, un soutien, une richesse – pour nous et nos partenaires. Nous pouvons leur donner plus de forces, de sens et de visibilité quand ensemble, associations, conseil général, villes, nous coopérons avec un même territoire dans le monde, pour l’avenir de notre région. Nous devons, et Mme Dal, présidente de commission y est très attachée, soutenir les villes et les territoires qui veulent agir à l’international. Car il y a des territoires de non projets qui pourtant souhaiteraient s’investir dans la coopération internationale. C’est pourquoi je veux, nous voulons et nous créerons avec vous une plateforme régionale de la coopération internationale.

Notre troisième volonté est de nous tourner vers la méditerranée :

L’IMA arrive sur notre territoire. Une antenne qui aura la couleur de notre région, celle de l’excellence culturelle. Oui, mais aussi celle de la solidarité et de la citoyenneté. L’IMA arrive en même temps que les printemps arabes. A Dunkerque, nous avons eu les témoignages de collectivités et d’associations dont l’engagement en méditerranée est important mais questionné. Nous voulons construire une réflexion, une action vers la méditerranée dont l’arrivée de IMA sera le catalyseur, le fédérateur. Quelle relation voulons nous avoir avec me monde méditerranéen, nous terre d’immigration au coeur de l’europe ? Qu’allons-nous faire face à cet horizon fraternel, porteur d’avenir ?

Le Conseil Régional, les conseils généraux, les villes et les départements animent une politique d’implication à l’international. Qu’il s’agisse de solidarité internationale ou de coopération économique, cette politique se fonde sur des valeurs de coopération et de dialogue. S’ouvrir au monde pour une région semble indispensable. (ci-contre Françoise DAL, présidente de la commission relation internationale)

Ma conviction est que :

– La responsabilité des femmes et des hommes politiques est de bâtir des politiques fondées sur la coopération. L’intérêt général ne s’arrête pas aux frontières d’une ville, d’une région ou d’un pays. Il faut considérer que nos choix de développement ont un impact important dans les autres pays du monde. Les pays du Sud sont les plus vulnérables. Depuis 1960, un pays comme le Sénégal a vu 20% de son territoire désertifié à cause du déréglement climatique provoqué par nos émissions de gaz à effet de serre. On doit donc agir de concert avec les autres territoires du monde pour bâtir un développement équilibrée et équitable.

– Les citoyens de nos régions sont nombreux à se mobiliser sur des projets de solidarité portés par des associations, des établissements scolaires ou encore des entreprises privées.  C’est une question de développement personnel, d’éveil à la citoyenneté et à la fraternité universelle. La politique d’aide à la mobilité des jeunes est donc essentielle.

Pourtant ces politiques peuvent être incomprises par les citoyens. C’est pourquoi, le Conseil Régional Nord –Pas de Calais a souhaité organiser un cycle d’échange sur les valeurs qui fondent cette implication à l’international, mutualiser les expériences, témoigner des effets de l’action à l’international sur le dynamisme régional, réfléchir aux ajustements nécessaires.

 

EN SAVOIR PLUS :

Sur les rencontres territoriales –  http://www.nordpasdecalais.fr/presse/communiques/75/communique_de_presse_2.pdf

Sur la coopération internationale en région Nord pas de Calais : http://www.nordpasdecalais.fr/solidarites-citoyennete/accueil_relations-et-cooperations-internationales_12_201_2.asp

Sur la rencontre territoriale de la coopération internationale à Saint – Omer : http://www.deltafm.fr/actu/actu-18068.html

 

 

 

 

 

 

Les prochaines « Rencontres Territoriales »

 

« La coopération internationale au service des projets de territoire »

 

 

- Avec la Communauté d’Agglomération de Lens-Liévin : le vendredi 9 septembre 2011 de 17 h à 20 h, Au Stade couvert de Liévin- Chemin des Manufactures – Liévin – « La coopération internationale au service des projets de territoire. L’appui aux démarches de reconversion durable des territoires »

- Avec la Communauté Urbaine de Dunkerque :le vendredi 30 septembre 2011 de 14 h 30 à 17 h 30 – Hôtel communautaire – Pertuis de la Marine, Quai des hollandais- Dunkerque – « La coopération internationale au service des projets de territoire. Articulation, complémentarité, synergie entre les différentes collectivités »

Les 3 premières rencontres s’adressent à l’ensemble des acteurs, la dernière rencontre aimerait réunir plus particulièrement les élus et techniciens des collectivités locales.

Chacune de ces rencontres sera suivie d’un moment de convivialité.

En point d’orgue de ce cycle de rencontres, la Région organisera avec les quatre collectivités précitées, une journée régionale le vendredi 14 octobre 2011 (le lieu et les horaires restent à préciser) Ce temps ne sera pas un aboutissement, mais une mise en perspectives de l’ensemble des démarches et propositions de ces 4 rencontres. Il permettra de proposer de nouvelles perspectives en matière de politique régionale.

 

Une escale de quelques jours en Pologne … 

Depuis 1990, le Conseil Régional Nord pas de Calais a établi des liens avec la Région de Silesie en Pologne. C’était, il y a longtemps. C’était juste après la chute du mur de Berlin … la fin d’un monde. Pour accompagner des pays dans l’après communisme, dans les balbutiements d’une démocratie, des régions et des élus s’étaient mobilisés.

En 1999, la décentralisation se traduit par la création des Régions en Pologne. Un accord de coopération entre la Silésie et le Nord-Pas-de-Calais pour accompagner cette décentralisation.

Des liens politiques, humains se renforcent. Depuis cette date, les échanges de jeunes n’ont pas cessé entre jeunes polonais, allemands et français.

Aujourd’hui, nos régions font face aux défis de la reconversion des territoires, reconversion industrielle et valorisation du patrimoine industrielle.

La semaine dernière, j’ai été fascinée par la qualité des projets de reconversion mis en oeuvre par la Région de Silésie. Ces projets font partis des routes européennes du patrimoine industriel. Des mines reconverties en musée d’art et d’histoire, en lieux culturels …  C’est dans un contexte de dynamisme économique que ces projets ont pu naître et grâce au soutien de la politique Européenne.

Prochain rendez vous :

En septembre : le colloque sur la « culture industrielle » en Silèsie, Pologne

En juillet : la rencontre des jeunes allemands, polonais et français qui vont débattre de l’avenir de nos régions, sur le thème – « quelle énergie pour demain ? »