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I DON’T KNOW

Il y a 50 ans était signé le traité de l’Elysée. Ce traité a marqué notre histoire pour trois raisons : 1) Il marquait la réconciliation après 3 guerres fratricides. 2) Il est le moment de l’avènement du couple franco allemand comme socle de la construction européenne. 3) Il a une dimension symbolique extraordinaire, car les images et les discours du Général De Gaulle et d’Adenauer ont crée une émotion fondatrice chez les témoins de l’époque.

Avant même ce traité, les deux pays portaient déjà la volonté de promouvoir cette réconciliation au travers des jumelages. En France, 2000 jumelages franco allemands existent et 130 dans la région Nord-Pas-de-Calais. Ce traité crée une instance importante qui est l’office franco allemand pour la jeunesse. 8 millions de citoyens de nos pays ont bénéficié de ces échanges. Le but de cette action inscrite dans le traité était de faire entrer l’amitié franco-allemande dans le coeur des citoyens.

La commémoration qui a lieu cette année, nous avons souhaité la vivre dans notre région de plusieurs manières. Le 12 février 2013, nous avons accueilli une exposition « De Gaulle, Adenauer, bâtisseurs d’amitié ». Des rencontres des villes jumelles ont été organisées tout au long de l’année, notamment sous l’égide de Lille Métropole Communauté Urbaine.  Nous avons également poursuivi nos travaux avec la Rhénanie du Nord-Wesphalie pour aboutir à un accord de coopération qui sera signé en 2014. Les programmes d’échanges de jeunes déjà existants ont biensûr été menés comme chaque année dans le cadre du triangle de weimar. Un temps fort, cette année, a lieu autour de la mobilité des jeunes dans le cadre du forum cap sur le monde. Enfin, nous avons lancé un appel à projet pour dynamiser les jumelages entre villes françaises et allemandes. Nous avons retenu 12 projets qui seront présentés le 25 novembre 2013.

J’espère que la commémoration des 50 ans du traité de l’Elysée favorisera l’intensité de la coopération franco allemande. Nos territoires ont des enjeux communs : la transition énergétique, la mobilité et l’insertion des jeunes, etc.

Aujourd’hui, ce n’est plus nos deux peuples qu’il faut réconcilier, mais il faut réconcilier les citoyens avec le projet européen. L’Europe des citoyens, porteuse de progrès et de cohésion sociale et d’espoir pour le reste du monde.

Le Nord-Pas-de-Calais a fondé son développement sur l’international. Région transfrontalière, elle a, depuis le 19ème siècle, était une région capitale économique. Roubaix et Tourcoing était des capitales de négoce de la laine exportant leurs produits dans le monde entier. A cette période, la population de ces villes est rapidement multipliée par 100 et aujourd’hui, 140 nationalités y vivent. Les jumelages avec les villes d’Europe puis d’Afrique du Nord témoignent de cette histoire partagée.

Au 20ème siècle, l’industrie se transforme ou est délocalisée. Les groupes industriels investissent dans de nouveaux secteurs d’activités à l’internationale : VPC, e-commerce, grande distribution, hôtellerie, etc. Vers la fin des années 80, pour réparer les effets de cette désindustrialisation, les politiques locales de développement économique se structurent autour de l’appui à des pôles de compétitivité ou d’excellence. Ces investissements dans le recherche et l’appui à l’implantation d’activités économiques s’articulent avec des projets de redynamisation urbaine et culturelle visant au rayonnement européen et mondial du territoire comme Lille 2004, capitale européenne de la culture, le Louvre-Lens, etc. La coopération décentralisée ou les jumelages jouent un rôle dans cette ouverture du territoire à l’international et peuvent même apporter des opportunités de développement local dans la région Nord-Pas-de-Calais. En effet, ils sont le cadre d’échanges universitaires, scolaires, culturelles (…) qui enrichissent le territoire.

Si on observe les indicateurs macro économiques, on se rend compte de notre dépendance à l’international. Nous sommes la 8ème région touristique de France, et 15% des emplois sur le littoral dépendent du tourisme. En 2012, grâce à la stratégie des pôles de compétitivité, Lille métropole communauté urbaine a connu une augmentation de 20% des implantations d’entreprises, créant 2900 emplois. Nous sommes la 4ème région économique de France, représentant avec Rhône Alpes, Ile de France et PACA – 50% du PIB de la France. Le PIB de notre région dépend à 40% de l’import / export …

Mais l’attractivité a un revers : La vulnérabilité de notre région.

Vulnérabilité écologique et économique, d’abord, la balance commerciale est déficitaire, puisque nous importons plus que nous n’exportons (32 milliards d’exportation, contre 39 milliards d’importations). Et ce déficit est du essentiellement aux importations en énergie. De plus, la désindustrialisation a laissé derrière elle, des friches à dépolluer et une biodiversité exsangue y compris à cause de l’agroalimentaire. Nous concentrons plus de la moitié des sites polluées de France et nous avons le taux le plus bas d’espace boisé.

Vulnérabilité sociale, ensuite. L’attractivité du territoire se concentre sur les grandes métropoles dotées d’infrastructures suffisantes pour accueillir et développer des activités. Le revers de cette réalité est que les inégalités infra-territoriales se creusent. On a donc à l’échelle de la région à faire à des réalités très distinctes. Les grands centres urbains cosmopolites vivent bien ces mutations, les villes moyennes ou périurbaines souffrent davantage des délocalisations. La mondialisation est donc vue par nos concitoyens comme une menace et la tentation du repli sur soi est grande.

Vulnérabilité politique, enfin. L’attractivité est souvent associée à une autre notion celle de la compétitivité. Le but étant de déployer le plus de qualité pour attirer le maximum de richesse sur une territoire. Sans garantie, que ces richesses vont bien bénéficier au développement local pour tous. Ce n’est pas parce que le gâteau est plus gros, que tout le monde aura une part… Si c’était le cas, on pourrait constater une réelle baisse de la précarité et du chômage, là ou les indicateurs économiques sont positifs. Hors les écarts se creusent de plus en plus. Il faut aussi souligner que cette concurrence sur la scène internationale est porteuse de valeurs très négatives. S’il y a un gagnant, il y a forcément des perdants. L’éthique, le commerce équitable, la lutte contre les paradis fiscaux… sont autant d’enjeux de régulation de la mondialisation qui paraissent absolument secondaires face à l’impératif de l’attractivité et de la compétitivité.

L’action internationale des collectivités, si elle veut viser le bien commun, doit donc s’appuyer sur d’autres notions que l’attractivité et la compétitivité. Deux mots sont alors plus adaptés : la présence et la coopération pour un développement durable partagé. Plusieurs manières de faire vivre cette autre vision de l’ouverture du territoire à l’internationale. 1) Mobiliser tous les acteurs dans les programme de coopération : La mobilité des jeunes, les projets de solidarité internationale portés par des associations, les universités, … 2) Avoir un dialogue politique avec ces partenaires pour fonder nos coopérations internationales sur une stratégie partagée : De quelle coopération internationale avons nous besoin au regard des enjeux actuels de notre territoire ? 3) Mener des actions exemplaires pour réconcilier les citoyens et la mondialisation qui peut être un bien fait si elle est régulée et si elle place en son centre l’intérêt général de l’homme et de la planète.

Texte rédigé à l’occasion des assises de la coopération décentralisée organisées par Cités Unies France, les 02 et 03 juillet 2013.

 

 

A Roubaix, la décision a été prise de mettre en œuvre, dès cette année, la réforme des rythmes scolaires. Lundi, Mardi, Jeudi et Vendredi, les enfants sont scolarisés jusque 15h15. Ensuite, ceux dont les deux parents travaillent, participent à des activités périscolaires. Les autres rentrent chez eux. Une fois par semaine, tous peuvent participer à un club (danse, sports, jeux de société, …)

L’objectif de la réforme des rythmes scolaires était de favoriser la réussite éducative et l’apprentissage des enfants en répondant à deux enjeux : 1) être mieux en phase avec les rythmes biologiques de l’enfant, 2) lui permettre de s’ouvrir à d’autres horizons grâce aux activités périscolaires.

Pour le premier enjeu : A priori, c’est vrai, c’est positif, les horaires sont mieux adaptées. Ceci dit, pour les enfants qui ne mangent pas à la cantine et ne vont pas à la périscolaire, le temps scolaire de l’après midi oblige à des allers retours entre la maison et l’école sur un temps réduit. Par ailleurs, les chronobiologistes disent que  que ce qui fatiguent le plus les enfants, c’est le fait de s’ennuyer ou de ne pas s’épanouir à l’école.

Pour le second enjeu : C’est vrai que cette ouverture à des activités sportives et culturelles est positive. Des clubs ont été mis en place en partenariat avec des acteurs de la ville. Sur cela, rien à dire. En revanche, on peut se demander quel contenu d’éveil va être proposer dans les autres temps périscolaires ? En effet, les enfants n’ont accès à aux clubs qu’une seule fois par semaine.

Mais quelque soit le contenu de ces activités périscolaires (hors club), il y a une rupture d’égalité puisque seuls les enfants dont les parents travaillent y ont accès. Avant quand on emmenait son enfant à l’école publique, trois principes bien connues s’appliquaient d’emblée : 1- La laïcité, 2- L’égalité, 3- La gratuité. C’est un pacte historique. Rappelons nous que pour promouvoir l’égalité, on n’est allé jusqu’à faire porter les uniformes aux enfants. Si on dit : il y a les enfants de salariés et les autres … ce pacte est rompu.

Cette rupture est encore plus grave dans une ville comme Roubaix. On le sait, car les inégalités n’héritent. C’est à dire que nous ne disposons pas des mêmes chances de réussite scolaire selon que l’on vient d’un milieu socio-professionnel ou d’un autre. Aussi, aujourd’hui encore, réussir sa scolarité jusqu’à l’Université par exemple, est réservé majoritairement aux enfants des catégories sociales les plus aisées ou des professions « intellectuelles ».

Vous avez donc des enfants dont les parents ne travaillent pas, qui ont moins de chance de réussite, c’est statistique. Et pour lutte contre l’échec scolaire, vous les différenciez, avec deux catégories, ce qui partent à 15h et les autres. Vous offrez à ce dont les parents travaillent et qui ont le moins de difficultés sociales, des activités périscolaires. Et pour les autres, le droit de rentrer chez eux. Et vous pensez que cela, va dans l’esprit de la réforme, à savoir réduire les inégalités scolaires …

Je ne le pense pas. Je pense que c’est même l’inverse.

C’est vrai que le surcout de la réforme, plus de 3 millions d’euros pour la ville, a conduit à faire des choix. Principe de réalité.

Mais dans un pays dont l’ascenceur social est en panne, dans une ville qui compte le taux record de jeunes qui sortent sans diplôme de l’école, a-t-on le droit de proposer une organisation scolaire qui va aggraver les inégalités ?

Est-il difficile d’imaginer que cette différenciation des enfants de 15h et les autres soient perceptibles par les enfants eux – mêmes ? Si j’étais scolarisée aujourd’hui, je serais un enfant de 15h … et je n’aurais pas aimé.

Ne doit-on pas demander des crédits supplémentaires ? Ne peut-on pas optimiser le partenariat avec les associations culturelles et sportives pour qu’elles se mobilisent encore plus pour offrir à tous les enfants l’éveil dont ils ont besoin pour réussir leur scolarité et leur vie ?

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Roubaix, Jeudi 26 septembre, 21h. A l’entrée du camp. Il y a 150 personnes qui entourent une poignée de militants. Au moins 50 enfants, qui doivent aller à l’école demain matin. Mais demain matin à 7h, le camp sera évacué. Nous envisageons toutes les solutions. Un avocat a été mobilisé pour faire suspendre l’avis d’expulsion. Le repérage de nouveaux terrains est fait. Il y en a un, à Wattrelos. Le soir, autour du feu, certains décident de partir vite vers le terrain de Wattrelos. D’autres de rester, dans l’espoir qu’on leur propose une solution de relogement pendant l’expulsion.
 
Roubaix, Vendredi 27 septembre, 6h. Nous attendons, nous sommes 5 militants et dix familles, la nuit a été courte. Vers 7h, les forces de police arrivent. Les caravanes motorisées quittent le camp. Les autres sont tractées à mains nues ou avec des chariots de supermarchés sur la voie publique pour être remorquées vers la fourrière.
 
Il est 8h, l’association chargée du relogement arrive et  nous informe qu’une seule famille sera relogée dans une autre ville, à 40km. Une autre ira à l’hôtel, une semaine. Les 8 autres familles attendent, questionnent sur le relogement et l’école pour les enfants. Au même moment, les policiers sont sur le camp de Wattrelos, l’évacuation a commencé également. Au total, 30 familles sont dans la rue. Les riverains nous interpellent. Où vont-elles aller ? La compassion immense tranche avec l’hostilité qui s’était installée ces derniers mois. Des familles se réfugient dans les locaux d’une association, bien nommée La Solidarité. Elles n’ont plus de caravanes et donc nulle part où dormir. 2 familles y seront hébergées pour la nuit, Les autres dormiront dehors ou dans les locaux d’un médecin généraliste.
 
Il est 17h, les militants cherchent des moyens pour récupérer les caravanes non motorisées car aucune autre solution n’a été trouvée pour la nuit. Mais ou les mettre une fois sorti de la fourrière ?
 
Il est 20h. On commence aussi à organiser les collectes de vêtements et de nourritures. Les familles n’ont plus rien.
 
Roubaix, samedi 28 septembre, 11h. De nombreux militants se retrouvent pour faire un point de la situation. Deux autres camps seront évacués la semaine prochaine. 150 personnes à Croix, 100 personnes à Roubaix.
 
Tout le monde semble avoir renoncé à mettre en œuvre la circulaire du 26 aout 2012. Quelques maires prennent l’initiative d’accompagner des familles Roms dans leur relogement. Ils ont trouvé sur leur commune un ou deux logements sociaux vacants. Les élections municipales approchant, le temps manque pour construire des solutions soutenues par les financements européens.
 
Il n’est plus question, désormais, de refaire le débat de l’élargissement de l’Europe. Nous devons simplement agir. Des enfants sont privés d’école après plusieurs années de scolarité et leurs parents, simplement, jetés à la rue. Les expulsions doivent cesser immédiatement car elles ne seront jamais une solution.
 

 

 
 
 
 
 

Dans deux jours, c’est le cinquantième anniversaire des accords d’Evian. Accords signés entre le Front de Libération Nationale Algérien (FLN) et les autorités françaises.

Cet accord mettait fin à huit années de guerre et des dizaines d’années d’insurrection clandestine.

Il devait marquer le début de l’émancipation, la liberté et la démocratie pour l’Algérie.

Mon Grand Père était membre actif du FLN, il a été emprisonné. Enchainé, pour avoir voulu être libre.

Il y a 50 ans, il fêtait, sans doute, la fin de la colonisation.

En France, en 2012, 50 ans après, le gouvernement actuel a choisi de ne pas fêter cet évènement.

Depuis quelques heures, je sais que le ministère de l’intérieur a choisi de fêter cet évènement à sa manière.

Et je vais vous dire ce qu’est la fête de l’indépendance, de la liberté, des accords de paix pour Claude Guéant.

Ce qu’est la fête de l’indépendance pour Claude Guéant, c’est ce que mon amie Kahina m’a raconté, il y a quelques heures.

Elle a assisté, cet après midi, à l’expulsion sur un vol commercial Air France d’un algérien.

Il était menotté, bâillonné jusqu’à l’étouffement, entouré de 15 CRS. Expulsé, privé de liberté, violenté.

Les voyageurs ont protesté, certains ont pleuré… La plupart se rendait à Alger pour fêter justement l’indépendance.

Je pense à mon amie dans cet avion. Elle a du imaginer la vie de ce voyageur entravé. Les enfants et la compagne qu’il a peut être laissé en France. L’humiliation des arrestations, la peur et la rétention.

Elle a du se dire et je me dis, que si ces étoiles européennes n’éclairaient pas nos papiers d’identité, çà pourrait être nous, dans cet avion.

Alors le silence sur les 50 ans de l’indépendance me semble encore plus clair aujourd’hui.

La privation de liberté, les brimades, les emprisonnements continuent sous d’autres formes.

Mon amie a du comprendre comme moi, que si on ne fêtait pas l’indépendance et la liberté en France, c’est qu’on n’avait pas pleinement tiré les leçons de l’histoire.

Que la guerre aux femmes et aux hommes, qui veulent être libres, n’est pas, tout à fait, finie.

Avant le forum mondial de l’eau et la capitale européenne de la culture , à Marseille, il y a eu les journées de formation des élus régionaux Europe Ecologie Les Verts.  Les élus régionaux de toute la France se sont réunis à Marseille pour travailler aux grands enjeux régionaux : Quelles solidarités entre les territoire ? Comment mettre les politiques de cohésion sociale européenne au service des régions ? … C’était le 7 et 8 mars dernier. Les librairies marseillaises avaient mis à l’honneur dans leur vitrine « la journée de la femme » et c’était l’anniversaire de Sandrine Rousseau. J’étais déjà allée à Marseille mais j’ai découvert de nouveaux lieux.

Biensûr la Belle de Mai en plein travaux de réhabilitation, lieu culturel alternatif depuis 20 ans.

J’ai aussi découvert le quartier « Cours Julien » avec ces concept store, café équitable, ressourcerie … une sorte de quartier de Wazemmes de Lille mais ensoleillé.

On sent le coeur vibrant de la méditerranée dans une grande ville européenne.

Quelques photos ci-dessous.

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Pour le groupe Europe Ecologie Les Verts, j’ai défendu une motion de soutien à la lutte contre l’homophobie. Cette motion a été votée à l’unanimité en séance plénière aujourd’hui (24 février 2011). Un grand merci à Enzo Poultrenier et Cyrille Pradal pour leurs travaux. Ci dessous la présentation que j’en ai faite en séance et le texte complet de la motion.

Le terme homophobie est apparu dans les années 70. Il désigne l’hostilité envers l’homosexualité. Aujourd’hui, il désigne plus généralement les discriminations, les violences physiques ou verbales, en raison de l’orientation sexuelle.

On croit souvent à tord qu’en France, en Europe, l’homophobie est un fait marginal ou un vestige du passe. Hors en France, jusqu’en 1960, l’homosexualité était pénalement considéré comme facteur aggravant. Il a fallu attendre l’arrivée au pouvoir de François Mitterand pour que l’homosexualité soit totalement dépénalisé. Et c’est seulement en 1990, que l’OMS supprime l’homosexualité de la liste des maladies mentales. Depuis 2003 et 2004, la loi française punit plus sévèrement les agressions motivées par l’homophobie au même titre que les comportements racistes. Le rapport annuel d’SOS homophobie nous permet d’avoir un diagnostic actualisé de l’homophobie en France. Cette année encore, ce rapport souligne que, même si la société est plus ouverte, les discriminations et les insultes homophobes persistent et l’égalité des droits n’est pas acquise.

La motion, que nous vous proposons aujourd’hui, marque notre reconnaissance de l’existence de l’homophobie aujourd’hui. Cet acte politique prend une importance renouvelée au moment où un député de notre région provoque une polémique nationale en tenant des propos irresponsables, indignes des valeurs de notre République.

La motion présentée marque également notre volonté de donner un écho à la mobilisation des associations, des organisations politiques, des collectivités qui agissent contre l’homophobie. Et si ces mouvements agissent, c’est parce qu’elles ont la conviction comme nous, que les violences, les discriminations subies par certains citoyens affectent toute la société.

Hier lors de la plénière du SRADT, Jean Viard nous parlait de bonheur privé et de malheur public. La formule est appropriée concernant l’homophobie. L’homophobie fait notre malheur public par les souffrances qu’il suscite. Car la stigmatisation a pour conséquence une intériorisation des violences et des préjugés qui conduit au mal être, à la culpabilité, à la peur, au repli sur soi. Expliquant peut être un taux de suicide de 10 fois supérieur à la moyenne chez les jeunes homosexuels.

Pourtant à l’origine de ce malheur, il y a un bonheur privé, l’amour entre deux personnes. Et nous croyons que l’amour est un bien commun indispensable à une société plus harmonieuse. Alors par cette motion, par le renforcement de notre engagement pour l’égalité des droits, nous voulons contribuer à faire en sorte que ces bonheurs privés soient davantage un bonheur public.

Consulter la motion : Motion modificative Homophobie (EELV)