Avant le forum mondial de l’eau et la capitale européenne de la culture , à Marseille, il y a eu les journées de formation des élus régionaux Europe Ecologie Les Verts.  Les élus régionaux de toute la France se sont réunis à Marseille pour travailler aux grands enjeux régionaux : Quelles solidarités entre les territoire ? Comment mettre les politiques de cohésion sociale européenne au service des régions ? … C’était le 7 et 8 mars dernier. Les librairies marseillaises avaient mis à l’honneur dans leur vitrine « la journée de la femme » et c’était l’anniversaire de Sandrine Rousseau. J’étais déjà allée à Marseille mais j’ai découvert de nouveaux lieux.

Biensûr la Belle de Mai en plein travaux de réhabilitation, lieu culturel alternatif depuis 20 ans.

J’ai aussi découvert le quartier « Cours Julien » avec ces concept store, café équitable, ressourcerie … une sorte de quartier de Wazemmes de Lille mais ensoleillé.

On sent le coeur vibrant de la méditerranée dans une grande ville européenne.

Quelques photos ci-dessous.

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Ok ! Le Nord-Pas-de-Calais change … se renouvelle, devient attractif … In ! Mais je suis totalement européenne, parce que depuis toujours frontalière et c’est spontanément et avec beaucoup de plaisir que je vois changer d’autres villes du Nord. Les villes belges … Anvers, Gand … Ces grandes villes à  l’image industrieuse « grisouillante » deviennent des villes culturelles bouillonnantes de mode, de design … Et il n’y a pas que Dries Van Noten. Il y a aussi ces centaines de petits lieux créatifs, vintage … un bonheur à découvrir. J’adore le mélange des paysages de ports, de plateforme logistique et de péniche de transports avec les petites rues charmantes à l’architecture flamande restaurée avec charme. Côté pratique – pour y aller – il existe le pass trampoline SNCF / SNCB. Voici quelques photos de ma dernière ballade à Anvers.

Here we are in Safi ! Safi … Mais c’est ou Safi ? Tout le monde connais Marrakech, sa place célèbre, ses souks et ses soupes d’escargots. Tout le monde connait aussi Agadir, ses plages et ses hôtels luxueux. Et bien Safi et sa région Doukkala Abda, ce n’est rien de tout çà. Où plutôt, c’est tout en mieux, en plus authentique, en plus sincère en quelque sorte.

2 millions d’habitants, un joli littoral avec des Lagunes, des aires protégés pour les oiseaux migrateurs, des mines de phosphates, le grand port de Safi, des stations balnéaires de Sidi Bouzid et Al Jadida. La vraie vie des marocains, celle qu’on survole souvent tristement par tour opérateur, c’est çà. La vraie des marocains de Doukkala Abda, c’est essentiellement celle de gens qui vivent de la terre. Des petites parcelles agricoles desquelles naissent les mêts succulents qu’on deguste ici et ailleurs dans le pays. Des pêcheurs qui attrapent le St Pierre, les calamars, la sardine, le homard …. La vie des habitants de Doukkala Abda, c’est aussi la Fantasia. Les spécialistes vous disent « pas la folklorique, pas celle qui fait du bruit et de la poussière dans des décors de carton pâte ». Il parle avec passion de leurs chevaux et de la fantasia qui dit qu’un homme qui maîtrise son cheval, maîtrise son caractère … La fantasia qui mesure la noblesse de l’âme à la précision et la délicatesse de l’union entre les hommes de la troupe et leurs chevaux. La vie des habitants de Doukkala Abda, c’est aussi ces potiers perchés sur leur colline qui réalise des prouesses avec de l’argile. Ce sont les céramistes qui, par leur talentueuse abstraction, m’ont rappelé les expositions du Musée La Piscine à Roubaix. Et un air de Picasso … Il y a beaucoup de poésie dans ces kilomètres de mélanges de terres arides et fertiles aux sous sols riches.

Depuis 2005, la région Nord Pas de Calais a signé un accord en coopération avec la région de Doukkala Abda au Maroc. Le partenariat entre les régions a fait naître de nombreux projets. Des partenariats associatifs, des échanges de jeunes. D’ailleurs une équipe de football de Roubaix était à Safi cette semaine. Des projets d’économie sociale et solidaire comme l’appui au développement d’un gîte rural pour un tourisme durable. La réalisation d’un schéma régional d’aménagement durable indispensable outil de planification pour les élus et l’administration locale. Sans oublier, le soutien à la construction de l’école hôtelière pour la formation des jeunes aux métiers du tourisme. Cette école qui ouvrira ces portes à la rentrée prochaine, permettra de qualifier des jeunes et de faciliter leur insertion professionnelle. Cette école mêlera jeunes marocains et jeunes français originaires du Nord-Pas-de-Calais qui iront faire des sessions d’études au Maroc. Dans les mois qui viennent, nos échanges avec nos collègues élus marocains vont s’intensifier car le printemps arabe a accélère le rythme des réformes au Maroc. La conséquence est que le Conseil Régional de Doukkala Abda, comme les autres conseils régionaux marocains, va voir ces pouvoirs et ces compétences renforcées.

Parler de Doukkala Abda, et du Maroc m’oblige à parler de Mme Filali. J’ai fait sa connaissance sur le projet de l’école Hôtelière. Elle est la fondatrice de la fondation Orient Occident. Il y a quinze ans, cette cadre chez Drouot à Paris, quitte la capitale pour venir en aide aux femmes et filles marocaines contraintes au travail dès leur enfance. Elle dit « j’avais conscience d’avoir eu beaucoup de chance dans ma vie, j’ai voulu partager ». C’est elle qui appuie la construction de l’école hôtelière de Safi. En chef de chantier, elle s’engage avec passion dans ce projet pour la formation des jeunes. Elle sait que les perspectives de formation professionnelle sont aussi une des issues pour empêcher l’exclusion ou la paupérisation, notamment des femmes. Comment trouve-t-elle l’énergie de mener de fronts et de s’impliquer personnellement des dizaines d’initiatives partout au Maroc ? D’animer une équipe de 60 personnes ? Et de me glisser qu’elle aimerait bien nous parler de nouveaux projets au Sénégal et en Afrique, car elle sait que la Région y a des partenariats. En photo, ci-dessous, où elle nous fait découvrir les derniers aménagements prévus dans l’école.

Si je vous parle de tout çà, c’est que je viens de revenir de deux jours de réunions à Doukkala Abda. Nous tenions notre comité mixte annuel avec nos partenaires. 48 heures, c’est court. Le temps de ressentir le paisible mouvement d’une région qui avance et de se réjouir de savoir que le Nord-Pas-de-Calais n’y est pas pour rien.

Je vous laisse découvrir.

 

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Demain midi devant Baraka, Pierre Wolf et son équipe organise une vente de soupe pour soutenir l’avenir de Baraka.

Ce midi déjà, des centaines de personnes étaient réunis devant Baraka pour manifester leur soutien. C’est un coup dur de voir une si belle aventure attaquée par les flammes.

Mais comme cette aventure est collective, nous serons nombreux voir encore plus nombreux pour reconstruire.

Alélouia, vive Baraka.

http://cooperativebaraka.fr/

Pour le groupe Europe Ecologie Les Verts, j’ai défendu une motion de soutien à la lutte contre l’homophobie. Cette motion a été votée à l’unanimité en séance plénière aujourd’hui (24 février 2011). Un grand merci à Enzo Poultrenier et Cyrille Pradal pour leurs travaux. Ci dessous la présentation que j’en ai faite en séance et le texte complet de la motion.

Le terme homophobie est apparu dans les années 70. Il désigne l’hostilité envers l’homosexualité. Aujourd’hui, il désigne plus généralement les discriminations, les violences physiques ou verbales, en raison de l’orientation sexuelle.

On croit souvent à tord qu’en France, en Europe, l’homophobie est un fait marginal ou un vestige du passe. Hors en France, jusqu’en 1960, l’homosexualité était pénalement considéré comme facteur aggravant. Il a fallu attendre l’arrivée au pouvoir de François Mitterand pour que l’homosexualité soit totalement dépénalisé. Et c’est seulement en 1990, que l’OMS supprime l’homosexualité de la liste des maladies mentales. Depuis 2003 et 2004, la loi française punit plus sévèrement les agressions motivées par l’homophobie au même titre que les comportements racistes. Le rapport annuel d’SOS homophobie nous permet d’avoir un diagnostic actualisé de l’homophobie en France. Cette année encore, ce rapport souligne que, même si la société est plus ouverte, les discriminations et les insultes homophobes persistent et l’égalité des droits n’est pas acquise.

La motion, que nous vous proposons aujourd’hui, marque notre reconnaissance de l’existence de l’homophobie aujourd’hui. Cet acte politique prend une importance renouvelée au moment où un député de notre région provoque une polémique nationale en tenant des propos irresponsables, indignes des valeurs de notre République.

La motion présentée marque également notre volonté de donner un écho à la mobilisation des associations, des organisations politiques, des collectivités qui agissent contre l’homophobie. Et si ces mouvements agissent, c’est parce qu’elles ont la conviction comme nous, que les violences, les discriminations subies par certains citoyens affectent toute la société.

Hier lors de la plénière du SRADT, Jean Viard nous parlait de bonheur privé et de malheur public. La formule est appropriée concernant l’homophobie. L’homophobie fait notre malheur public par les souffrances qu’il suscite. Car la stigmatisation a pour conséquence une intériorisation des violences et des préjugés qui conduit au mal être, à la culpabilité, à la peur, au repli sur soi. Expliquant peut être un taux de suicide de 10 fois supérieur à la moyenne chez les jeunes homosexuels.

Pourtant à l’origine de ce malheur, il y a un bonheur privé, l’amour entre deux personnes. Et nous croyons que l’amour est un bien commun indispensable à une société plus harmonieuse. Alors par cette motion, par le renforcement de notre engagement pour l’égalité des droits, nous voulons contribuer à faire en sorte que ces bonheurs privés soient davantage un bonheur public.

Consulter la motion : Motion modificative Homophobie (EELV)

Sauvons l’école de la République, Sauvons le lycée Maxence Van Der Meersch a mis en alerte les élus de toute la Région sur les décisions graves prises unilatéralement par le rectorat pour la rentrée prochaine. De toute la région, des situations alarmantes de suppressions de postes, de classes et de fermeture de lycée sont mises à jour. Pour interpeller le rectorat, lors de la plénière du Conseil Régional des 23 & 24 février, le groupe des élus Europe Ecologie les Verts du Conseil régional déposera une motion d’urgence pour interpeller le rectorat.

Quelques questions sont posées au rectorat par les élus EELV  sur les suppressions de classes et de postes dans les établissements suivants : les Lycées Professionnels de St Amand, Denain, Anzin, Wasquehal (Cousteau), le lycée Châtelet à Douai, le lycée Europe à Dunkerque, l’ESAAT à Roubaix, le lycée Marguerite de Flandre à Gondecourt, le lycée Jesse de Forest à Avesnes sur Helpe,le lycée Queneau à Villeneuve d’ascq, le lycée Fenelon à Cambrai, le lycée Montebello à Lille, le lycée Corot à Douai, le lycée Pasteur à Somain, le lycée Rimbaud à Sin le Noble. Et sur le Lycée Maxence Van Der Meersch à Roubaix menacé de fermeture,

« Le lycée Van der Mersch de Roubaix pourrait être fermé alors que la région vient d’y investir massivement : un internat de 144 places, un équipement sportif comprenant un stade et une piscine…et fermera t’on la section sport étude vélo, installée ici car le lycée est au pied du vélodrome ?  » demande Majdouline Sbaï, vice présidente du Conseil régional en charge de la Citoyenneté, des Relations internationales et de la Coopération décentralisée.

« L’impossible partenariat entre la Région et le rectorat, quel est son impact pour nos lycéens ? A la demande du recteur, ce sont 2 réunions séparées qui vont se tenir pour préparer la rentrée scolaire : une à la Région, une au rectorat. Comment s’étonner de décisions contradictoires, de gaspillages dans de telles conditions ?  » demande Sandrine Rousseau, vice Présidente du Conseil régional en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

« Le décrochage croissant de lycéens n’est il pas le fruit d’une politique délibérée du rectorat, et donc l’Etat ? Les 8000 élèves « décrocheurs » annoncés par le rectorat ne sont ils pas en réalité 16 000 si on intègre les plus de 18 ans, les doublants, et les triplants non repris par les établissements ?  » questionne Sylvain Estager, Conseiller régional

 

TEXTE COMPLET DE LA MOTION D’URGENCE

En cette période de préparation de la rentrée scolaire 2012, la Région découvre avec surprise et colère que le rectorat a décidé de manière unilatérale de suppressions de classes et de postes, allant même jusqu’a menacer de fermeture un lycée.

 
Les cas sont nombreux : le Lycée Maxence Van Der Meersch à Roubaix menacé de fermeture, les Lycées Professionnels de St Amand, Denain, Anzin, Wasquehal (Cousteau), le lycée Châtelet à Douai, le lycée Europe à Dunkerque, l’ESAAT à Roubaix, le lycée Marguerite de Flandre à Gondecourt, le lycée Jesse de Forest à Avesnes sur Helpe,le lycée Queneau à Villeneuve d’ascq, le lycée Fenelon à Cambrai, le lycée Montebello à Lille, le lycée Corot à Douai, le lycée Pasteur à Somain, le lycée Rimbaud à Sin le Noble.

Ces décisions sont unilatérales, sans aucune concertation ou information des collectivités locales compétentes, des associations de parents d’élèves ou des personnels pédagogiques et techniques.

Nous contestons la volonté du rectorat de réduire la réussite éducative à un exercice purement comptable :

 – qui néglige les investissements importants réalisés par les collectivités locales pour consolider des lycées de haute qualité éducative et sociétale.

 – qui ignore que les établissements sont pensés dans des politiques d’aménagement du territoire, de redynamisation urbaine ou de développement local.

 – qui refuse d’entendre les dynamiques pédagogiques et sociales portées par le corps enseignant et les parents d’élèves.

Ayant compétence sur les lycées, l’apprentissage, la formation professionnelle, la Région doit être être écoutée par le rectorat. C’est en effet la Région qui investit, anticipe et contractualise. La co-gestion s’impose, nous le rappelons ici avec force.

Le habitants ne veulent pas non plus de cette politique du rectorat. Il est frappant pour qui se déplace dans la région de voir l’opposition citoyenne : nombre de banderoles, slogans et autres affiches de protestation fleurissent aux frontons des établissements scolaires.

Par cette motion la Région soutient cette opposition citoyenne légitime et rappelle au rectorat que la gestion des lycées doit se faire en collaboration, car nous avons ensemble la responsabilité du bien être et la réussite de nos lycéens.